TRAITS D’UNION 9
La Fabrique Nomade et Louis Vuitton présentent la neuvième édition de Traits d’union : une collection où l’excellence artisanale des artisans réfugiés rencontre l’audace des designers de la maison de luxe. Une collaboration unique qui allie mode, inclusion et transmission des savoir-faire.
Collection de bijoux
Bijoux audacieux et poétiques : Créés par Matthias Schneider, réalisés par des artisans venus du Sri Lanka, de Mauritanie, d’Algérie, d’Iran, d’Ukraine et du Venezuela.
Amadou,
bijoutier mauritanien
Né dans une famille de bijoutiers, Amadou a commencé à apprendre le métier dès l’âge de 10 ans dans l’atelier de son père.
En Mauritanie, ce savoir-faire se transmet de génération en génération, au sein des familles. Amadou a travaillé dans plusieurs ateliers, y acquérant une expérience solide.
Après le décès de son père, il a repris l’atelier familial, avec deux employés, en se spécialisant dans la fabrication de pièces de bijouterie en or et en argent, perpétuant la tradition.
Eva,
bijoutière vénézuélienne
Diplômée d’un master en langues modernes, Eva a changé de parcours professionnel après avoir découvert la bijouterie. Après plusieurs formations courtes, elle obtient une bourse en 2018 pour passer plusieurs mois en Chine, où elle approfondit ses connaissances en techniques de production de bijoux en argent.
Travaillant principalement l’argent, le laiton et le cuivre, Eva souhaite désormais perfectionner ses compétences pour assurer la qualité de son travail et pouvoir continuer en France son métier de cœur.
Katia, bijoutière algérienne
Elle découvre la bijouterie à 17 ans et décide rapidement d’en faire son métier. Après une formation spécialisée en bijoux berbères et émaillage, elle perfectionne son savoir-faire en atelier et transmet à son tour ses connaissances. Arrivée en France, elle retrouve confiance grâce à La Fabrique NOMADE et y développe de nouvelles techniques.
Valerii, bijoutier ukrainien
Il a radicalement changé de vie lorsqu’il a découvert le métier de bijoutier. Après une formation, il ouvre son atelier en Ukraine, où il travaille pendant douze ans. Il commence par la réparation de bijoux et, au fil du temps, maîtrise toutes les étapes de création d’un bijou. Il enrichit son expérience lorsqu’il travaille à Kiev dans une usine de bijoux, où il apprend à fondre le métal, à couler les pièces et à la reprise de fontes.
Mona, bijoutière iranienne
Mona s’est intéressée à la bijouterie et aux pierres semi-précieuses de manière autodidacte. Elle a travaillé pendant deux ans dans un atelier en Iran aux côtés de six bijoutiers, se spécialisant dans le travail de la pierre. Par la suite, elle a ouvert son atelier chez elle, où elle proposait différents modèles de bijoux et sculptures en pierre.
Ratnashangar,
bijoutier sri-lankais
Il a 30 ans d’expérience dans la bijouterie. Initié à ce savoir-faire dès l’âge de 15 ans, il perpétue une tradition familiale. À 17 ans, il commence par créer des bagues, puis des boucles d’oreilles, des chaînes, et bien d’autres bijoux. Travaillant seul, il vend directement ses créations, développant ainsi une relation étroite avec ses clients.
Arrivé en France en 2017, il ne trouve pas d’opportunités dans son secteur et doit occuper divers emplois pour subvenir aux besoins de sa famille. Malgré ces défis, il nourrit toujours le rêve de reprendre son métier de bijoutier.
Anna, bijoutière russe
Anna est une bijoutière russe avec sept ans d’expérience dans le domaine. Elle maîtrise l’ensemble du processus de création de bijoux, incluant le sertissage, le travail de la cire, le polissage et bien d’autres techniques. Elle est également habile dans la réalisation de gravures, ajoutant ainsi une touche personnelle et unique à chaque pièce. Très créative, Anna est reconnue pour ses pièces de bijouterie travaillées et atypiques, qui se distinguent par leur caractère unique, leur originalité et leur qualité artisanale
Collection de prêt-à-porter brodés
Textiles élégants et brodés : Imaginés par Soley Johannsdottir, Paula Reichert et Eva de Sainte Lorette, sublimés par des couturiers et brodeurs d’Afghanistan, d’Ukraine, de Somalie, de Tunisie et du Congo.
Rahmatullah,
couturier afghan
Il découvre la couture dans l’atelier de son cousin où il en apprend les bases, et commence à y travailler à 10 ans. Il confectionnait des vestes, des pantalons et divers accessoires. Pendant 6 années intenses, il y a appris le métier. Puis il a travaillé en Turquie, pendant 1 an dans une grande usine de confection.
Khaibar, couturier afghan
A appris le métier dès l’adolescence dans l’atelier de son oncle. Après des années de transmission, il a repris l’atelier familial de vingt salarié(e)s, créant des vêtements traditionnels pour femmes, hommes et enfants. Il a également exercé en Turquie et en Iran.
Khrystiana,
couturière ukrainienne
Khrystiana découvre la couture à 15 ans et se forme ensuite pendant quatre ans dans un atelier, où elle développe des compétences variées : contrôle qualité, production, organisation, coupe, repassage, design et broderie. Elle ouvre ensuite son propre atelier avec trois salariés, spécialisé dans la création de robes traditionnelles, romantiques et de mariage, avec des modèles uniques imaginés pour chaque client.
Freshta, couturière afghane
Elle découvre le monde de la mode en Turquie à 14 ans. Assistante dans un grand atelier de confection, elle s’intéresse au travail des couturièr(e)s et profite de ses pauses pour s’entraîner sur les machines.
Son patron remarque son intérêt croissant et la promeut au poste de Responsable de Production. Pendant deux ans, elle supervise une équipe d’une trentaine de couturièr(e)s et veille à la qualité de chaque pièce tout en continuant à apprendre le métier de couturière.
Yasamin, couturière afghane
Yasamin a commencé à coudre dès son plus jeune âge avec sa mère en Afghanistan. Après des études de couture, elle a rapidement perfectionné ses connaissances en confectionnant des vêtements pour ses proches. Cherchant de nouvelles opportunités, elle part en Turquie, où elle a travaillé dans une petite retoucherie. Là-bas, elle s’occupait des retouches et du repassage, développant ainsi une expertise précieuse dans ces domaines. Son parcours l’a ensuite menée en France, où elle continue de confectionner des vêtements pour elle-même, sa famille, et quelques clients.
Zohra, couturière tunisienne
Passionnée par la couture depuis son plus jeune âge. Après avoir terminé sa formation de couturière, elle a effectué des stages dans divers ateliers pour affiner ses compétences et développer son savoir-faire. Forte de ses expériences, Zohra a ouvert son propre atelier avec deux apprentis, où elle s’est spécialisée dans la confection de robes traditionnelles pour femmes. Avec l’Atelier d’insertion Métiers d’art, elle pourra enrichir sa technique pour se donner toutes les chances de trouver un emploi dans le domaine de la couture qui lui plaît tant
Mohamed, couturier somalien
Spécialisé dans le tailleur pour homme. Son parcours en couture a débuté jeune grâce à l’enseignement de son cousin, avec qui il commence par coudre des boutons à la main, puis à repasser, avant de se perfectionner petit à petit pour réaliser des pantalons, des chemises et des robes. Il a travaillé dans l’entreprise familiale pendant plusieurs années, avant de lancer son propre atelier de couture avec 4 salariés pendant 12 ans. Déterminé à renouer avec sa passion, parce que : “Oui, couturier c’est mon métier, j’ai grandi avec, je ne veux pas faire autre chose.”
Jordane, couturière congolaise
Elle nourrit une passion pour le vêtement depuis son enfance. Ses études en mode et en patronage sont enrichies par les enseignements pratiques de sa tante, une couturière expérimentée avec qui elle collabore de nombreuses années. Elle mène également une activité indépendante. Arrivée en France en 2017, elle exprime à France Travail son désir ardent de renouer avec la couture après des emplois de services. Sa rencontre décisive avec La Fabrique NOMADE ouvre une nouvelle porte dans sa carrière. Aujourd’hui, Jordane retrouve avec bonheur le chemin de son métier d’origine. Elle nourrit le rêve de collaborer avec de prestigieuses maisons de luxe françaises.
Sana,
brodeuse
ukrainienne
Elle enseigne la broderie depuis plus de vingt ans et fait de la broderie de vêtements de soirée, avec une spécialisation dans la broderie au crochet. Formée à l’Université Nationale de Technologie et de Design de Kiev, elle maîtrise un large éventail de techniques : point de Lunéville, point de satin (Glad), broderie “blanc sur blanc” (sa spécialité), broderie brésilienne, américaine, et broderie traditionnelle ukrainienne. Elle excelle dans l’intégration de perles, paillettes, fils métalliques et effets de relief, et a créé ses propres collections de points inspirées de diverses cultures. En parallèle, elle réalise des ouvrages au crochet sur commande et a enrichi son savoir-faire par des formations en coupe, couture, modélisme et drapage. Elle est reconnue pour sa rigueur, sa sensibilité artistique et sa capacité à trouver des solutions techniques face aux difficultés complexes.
Romanna,
brodeuse
ukrainienne
Elle découvre la broderie dès l’enfance auprès de sa mère. Elle poursuit des études à l’Académie d’art de Lviv, où elle obtient un Master en design de mode et modelage. Durant sa formation, elle approfondit sa pratique de la broderie, réalise des vêtements traditionnels sur commande et restaure des pièces anciennes. Par la suite, elle enseigne l’art dans un petit atelier en Ukraine, puis travaille comme décoratrice-designer spécialisée dans la broderie de robes de mariée, associant perles, dentelles et accessoires. Curieuse et autonome, elle apprend notamment la technique du crochet Lunéville. Installée récemment en France, elle suit le programme Hérodote (Beaux-Arts de Paris) en peinture, puis la formation de La Fabrique NOMADE pour perfectionner son savoir-faire.