TRAITS D’UNION 7
Cette collection révèle la diversité qui compose notre monde, invitant chacun à découvrir et à célébrer la beauté des différences. En explorant cette thématique Dialecte, La Fabrique NOMADE offre une plateforme d’expression aux artisans d’art qui ont dû quitter leur pays d’origine.
Collection D’ACCESSOIRES BRODÉS
La collection d’accessoires brodés nous transporte dans un voyage d’Est en Ouest, où chaque point, chaque fil, nous raconte une histoire, une expérience, une émotion. Les brodeuses venues d’Ukraine, de Syrie, du Sri Lanka et du Japon, ont créé des motifs qui dépassent les différences et ont enrichi leurs savoir-faire grâce à l’engagement de la Maison Vermont.
Airi, brodeuse japonaise
Après ses études de mode au Japon, Airi s’est lancée dans la broderie. Elle exerçait dans l’atelier de son ami où elle brodait des sacs et des rideaux. Elle a suivi des cours de broderie au crochet Lunéville à l’école Lesage. Pour elle, la broderie lui procure de l’émotion.
Reshanthi, brodeuse sri-lankaise
Reshanti fait de la broderie depuis 20 ans, elle a appris toute seule pendant son temps libre et a eu un professeur particulier pour lui apprendre la technique de la broderie au ruban. Elle brodait des coussins, des chemises, des robes… La nature et les fleurs sont sa source d’inspiration. Elle se sert de rubans, de fils de coton ou de laine ou encore de perles.
Majeda, brodeuse syrienne
Après avoir travaillé comme comptable en Syrie, elle apprends en autodidacte la broderie. Passionnée par le travail manuel et l’artisanat, elle faisait de la broderie et un peu de couture pour ses proches en parallèle de son travail. Elle aime broder sur des matières naturelles comme la laine, elle fait aussi du tricot et du crochet. Chacune de ses broderies raconte une histoire. Broder lui permet de se détendre, de laisser libre cours à son imagination et d’affirmer sa personnalité. Arrivée en France, elle a travaillé pendant 4 ans dans un restaurant syrien qu’elle a ouvert avec sa sœur.
Anastasia, brodeuse ukrainienne
Anastasia brode depuis qu’elle a 17 ans. Après ses études de broderie, elle travaille chez Sanahunt, qui fait de la broderie pour Dior, Chanel et Prada.
En parallèle, elle donne des cours de broderie dans un lycée pour transmettre son savoir-faire.
Anastasia aime imaginer, dessiner, choisir les matières et ensuite broder, cela lui permet d’exprimer sa personnalité. Elle préfère broder sur des matières naturelles comme le coton, la laine ou la soie.
Maryna, brodeuse ukrainienne
Maryna a appris à broder toute seule dès l’âge de 13 ans. Elle s’exerçait afin de développer ses compétences pour créer son propre style. Elle a aussi appris des techniques dans divers métiers d’art comme la taille des pierres, la fabrication de bijoux, le design, la restauration de vêtements, la sculpture…
Elle puise son inspiration dans des créations anciennes, dans l’observation de son environnement et de la nature. Elle aime avant tout inventer des choses, de préférence des bijoux et des accessoires. Elle utilise souvent des perles qu’elle affectionne particulièrement, mais aussi des matériaux variés ou atypiques.
Elle a travaillé avec des marques ukrainiennes, allemandes, autrichiennes, de bijoux et de vêtements comme Matsouri, Samokish, Katrine. K. Couture…
Collection de bijoux
Matthias Schneider, designer bijoux chez Louis Vuitton, a su capter l’essence de ces dialectes, en créant des pièces uniques qui la révèle. Chacune montre l’ingéniosité des artisans qui ont métamorphosé des matériaux simples en bijoux contemporains. La Fabrique NOMADE a compté une nouvelle fois sur le précieux engagement des Maisons Chaumet et Louis Vuitton qui contribuent à la formidable réussite professionnelle de nos bijoutiers.
Zakaria, bijoutier géorgien
Après son école de bijouterie, Zakaria s’est mis à travailler à son compte, pour faire de sa passion son métier. Le travail de bijoutier le rend heureux, ça lui vide la tête et l’apaise. Avec 20 ans d’expérience, Zakaria aime travailler avec des pierres naturelles ou artificielles, polir et sertir. Il voudrait apprendre de nouvelles techniques et aussi mieux parler français pour s’insérer sans barrière sur le marché du travail.
Brigita, bijoutière lituanienne
Depuis toute petite, Brigita s’intéresse à l’art, comme toute sa famille. Sa passion pour l’art et plus particulièrement le design l’a conduite à faire des études de design à l’école supérieure des beaux-arts. Après son cursus d’études supérieures, elle a travaillé chez Swarovski dans le design et la fabrication de bijoux. Elle dessinait des bijoux en bronze ou en argent. Brigita aime polir, elle considère que son travail demande beaucoup de concentration comme une méditation. Après la formation, elle aimerait travailler dans une entreprise de bijoux fantaisies et accessoires.
Lester, bijoutier vénézuélien
À 14 ans, Lester débute son apprentissage dans l’atelier de son père. Il apprend à travailler plusieurs techniques et matériaux (l’or, l’argent, les pierres, le macramé, la céramique…), puis c’est dans l’atelier de son oncle qu’il va commencer à fabriquer des bijoux et à les commercialiser. Avec 38 ans d’expérience, Lester a travaillé dans 6 différents ateliers et entreprises au Venezuela, notamment chez Rolex où il faisait de la réparation express de bracelets, lunettes et bijoux. Motivé par l’idée d’évoluer dans son métier, il décide de monter sa propre marque « Pina diamantes ». Aujourd’hui, Lester souhaite améliorer les techniques de sertissage et galvanique afin de trouver sa place en France.