TRAITS D’UNION 10

DÉFILÉ DES 10 ANS DE L’ASSOCIATION DURANT LA PARIS FASHION WEEK 2026

Durant la Paris Fashion Week 2026, La Fabrique NOMADE défile avec Traits d’union 10, une collection manifeste pensée par des créateurs contemporains et réalisée par ses artisans réfugiés et migrants. Elle célèbre une décennie d’engagement, de création et de collaborations au service de la valorisation des savoir-faire et de l’inclusion. La Fabrique NOMADE affirme ainsi sa place sur la scène créative d’aujourd’hui et donne une visibilité inédite aux parcours, aux gestes et aux artisans d’art exilés en France.

Collection de prêt-à-porter

Cette collection exceptionnelle a été imaginée par Ludovic Winterstan, designer couturier indépendant, qui développe depuis 2015, des collections capsules, des pièces uniques et des collections d’exception sous son propre nom et conçues avec une approche éco-responsable dans son atelier au Pré-Saint-Gervais. Il collabore également avec des écoles de renom et des marques de luxe ou Maisons de couture en qualité de consultant technique.

Création de la broderie d’une des tenue par l’atelier Baqué Molinié, spécialiste de la broderie fine et créative, est un atelier qui transforme les gestes ancestraux en oeuvres contemporaines. Pour cette collection, leur broderie sublime une silhouette homme de la collection et prolonge la narration des artisans d’art réfugiés et migrants, mêlant texture, lumière et sensibilité artisanale.

Iryna,
couturière ukrainienne

Iryna est une couturière expérimentée avec 25 ans de pratique, formée en construction et technologie du vêtement. Elle a travaillé en atelier comme couturière et tailleur, puis auprès d’un designer ukrainien lié à la Fashion Week, où elle s’est spécialisée dans la création de pièces et la construction des volumes. Également conseillère en style pour une clientèle VIP, elle allie précision, créativité et expertise technique.

Zaker,
couturier afghan

Zaker est un couturier expérimenté, passionné par son métier depuis l’âge de 11 ans. Fort d’une expérience en production industrielle en Afghanistan, en Turquie et en Iran, puis de deux années auprès d’un créateur parisien, il maîtrise aussi bien la confection en série que le haut de gamme. Autonome, rigoureux et réactif, il s’adapte rapidement aux nouveaux environnements. Motivé et désireux de progresser, il accorde une grande importance à la qualité, au respect des règles et au travail en équipe.

MOSES, couturier congolais

Moses est un couturier expérimenté, formé dès l’âge de 14 ans et fort de plus de 15 ans d’expérience. Après avoir dirigé son propre atelier, il travaille comme responsable de coupe et encadre des équipes en Tanzanie, puis comme chef de pôle à Mayotte. Maîtrisant la confection de vêtements pour hommes, femmes et enfants ainsi que diverses machines, il développe aujourd’hui à La Fabrique NOMADE ses compétences en tissus, patronage et précision technique.

Claudia,
couturière colombienne

Originaire de Cartago, une ville colombienne réputée pour ses textiles et broderies traditionnelles, Claudia grandit dans une famille de couturiers. Dès l’âge de 10 ans, elle apprend à coudre et à broder aux côtés de sa mère, au sein de l’entreprise familiale. Elle fait des études universitaires en stylisme, modélisme et couture, avant de travailler dans plusieurs fabriques de confection. Avec 18 ans d’expérience, elle exerce comme styliste-couturière, dessinant et réalisant principalement des robes de mariage et de soirée, qu’elle aime orner de perles, de sequins et de broderies délicates. Artiste complète, Claudia est aussi chanteuse et conçoit elle-même ses tenues de scène, alliant créativité, élégance et savoir-faire. Installée en France, elle n’a pas encore eu l’occasion d’exercer son métier, mais souhaite aujourd’hui s’orienter vers la confection de vêtements de soirée.

Martine,
couturière ivoirienne

Martine est une couturière expérimentée, spécialisée dans la confection de vêtements de cérémonie féminins et le prêt-à-porter. Après trois ans de formation, elle dirige son propre atelier pendant plus de dix ans, où elle développe une expertise reconnue en coupe directe sur mesures, sans patron. Habituée à encadrer et former des équipes, elle maîtrise également l’organisation et la gestion d’atelier. Rigoureuse, polyvalente et précise, elle s’adapte facilement aux différents styles et exigences.

Aristide,
couturier togolais

Aristide découvre la couture à l’âge de 12 ans, lorsqu’on lui offre sa première machine à coudre. Depuis, cette passion ne l’a jamais quitté. Titulaire d’un CAP couture, il cumule plus de dix ans d’expérience dans le domaine. Il fonde sa propre marque de prêt-à-porter, dessine ses collections et présente ses créations lors de plusieurs défilés de mode. En parallèle, il suit une formation professionnelle à Amsterdam pour approfondir ses compétences. En 2018, il remporte le premier prix du concours VLISCO Fashion Fund au Togo, dans la catégorie jeune talent. Aristide maîtrise l’ensemble des machines industrielles et cherche aujourd’hui à poursuivre sa carrière en France.

Zahra,
couturière afghanne

Couturière passionnée et expérimentée, Zahra possède une solide expérience en confection sur mesure, robes de cérémonie et prêt-à-porter féminin et enfant. Titulaire d’un titre professionnel en couture féminine et retouches, elle maîtrise particulièrement les retouches à la main, ainsi que la machine à coudre et la surjeteuse. Minutieuse, polyvalente et motivée, elle souhaite aujourd’hui rejoindre un atelier de couture ou de retouches.

Mahamadou,
couturier burkinabé

Mahamadou découvre très tôt la couture, formé par son frère dès l’enfance. Peu attiré par l’école, il se sent naturellement plus à l’aise en atelier, où il passe de longues heures après les cours à observer, apprendre et réaliser de petits ouvrages. Il exerce professionnellement depuis 2010 et a acquis une précieuse expérience au Maroc pendant deux ans. Il souhaite aujourd’hui se stabiliser et intégrer un atelier professionnel. Spécialisé dans la confection de vêtements féminins, Mahamadou maîtrise de nombreuses techniques.

Marie, couturière congolaise

Depuis son enfance, Marie baigne dans l’univers de la couture grâce à sa mère, couturière. Très tôt, elle commence à coudre à la main, confectionnant des vêtements pour ses poupées. Cette passion ne la quittera plus. Après une formation en école de couture, elle effectue un apprentissage de trois ans dans un atelier, qui l’embauche par la suite. Forte de cette expérience, elle ouvre son propre atelier à domicile, qu’elle dirige pendant dix ans. Installée en France, Marie continue de créer avec enthousiasme. Elle explore aujourd’hui de nouvelles formes de création, en mêlant pièces existantes et couture sur-mesure.

Collection de BIJOUX

Matthias Schneider, est Responsable du Design des Bijoux du défilé Femme chez LOUIS VUITTON depuis 2022. Il a débuté son parcours au sein du groupe LVMH en 2014 chez CELINE. Son expérience en joaillerie s’est enrichie durant trois années chez REPOSSI. Parallèlement, Matthias s’engage depuis cinq ans auprès de La Fabrique NOMADE, où sa collaboration avec des artisans fusionne savoir-faire traditionnel et esthétique contemporaine.

Thiru,
bijoutier sri-lankais

Thiru découvre la bijouterie dès l’enfance dans l’atelier familial. Il commence par observer attentivement, puis, petit à petit, se voit confier des tâches simples avant de maîtriser entièrement les gestes du métier. Il apprend à travailler à la main, à partir de plaques d’or, développant un savoir-faire précis et traditionnel. Fort de plus de 20 ans d’expérience, son expertise repose sur la reproduction fidèle de modèles, un travail de minutie et de rigueur qu’il affectionne particulièrement. Désormais installé en France, Thiru relève aujourd’hui le défi de l’apprentissage du français. Ce retour à son métier, au cœur de son identité, nourrit son désir de s’exprimer et de s’intégrer dans son nouvel environnement professionnel.

Azadeh,
bijoutière iranienne

Originaire d’un univers artistique, Azadeh grandit dans un environnement créatif, entre le cinéma de son père et sa propre pratique du dessin et de la peinture. Animée par une passion profonde, elle suit une formation d’un an en bijouterie, puis commence à travailler comme indépendante dans son petit atelier à domicile. Elle se passionne pour le design, la création et les défis techniques. Souhaitant continuer à évoluer, elle aspire désormais à poursuivre son parcours au sein d’un atelier de bijouterie, afin d’enrichir son expérience, affiner son savoir-faire et approfondir sa maîtrise du métier. 

Sameera,
bijoutier sri-lankais

Sameera baigne dans la bijouterie depuis toujours. Fils de bijoutier, il hérite très jeune du savoir-faire familial et finit par diriger son propre atelier au Sri Lanka, entouré de quatre employés. Il est à la fois artisan et designer, spécialisé dans le travail de l’or et de l’argent.
Avec 12 ans d’expérience, il a exercé dans plusieurs pays, notamment à Dubaï et en Arabie Saoudite pendant plusieurs années. Il possède d’excellentes bases techniques et une très bonne maîtrise des gestes du métier, qu’il exécute avec précision et intelligence. Même fort de cette expérience, Sameera reste curieux et ouvert à l’apprentissage. Il n’hésite pas à solliciter les formatrices lorsqu’il en ressent le besoin, conscient que chaque contexte professionnel offre de nouvelles choses à découvrir. Pour lui, la bijouterie est un art de transmission, profondément ancré dans son histoire familiale.

Maïssa,
bijoutier sénégalais

Maïssa est formé à la bijouterie dès l’adolescence, auprès de son oncle à Abidjan, pendant sept ans. Il complète ensuite son apprentissage au sein d’un atelier collectif à Dakar durant trois années supplémentaires, avant de retourner travailler à Abidjan. Ce parcours lui permet de développer une expertise complète des différentes étapes de la production de bijoux. Issu de la tradition des « Niénios », Maïssa s’inscrit dans une lignée artisanale où le métier de bijoutier se transmet de génération en génération, de maître à apprenti. L’atelier devient alors un lieu de transmission vivante, où se partagent les secrets et les techniques de cet art exigeant. Au Sénégal, être bijoutier signifie maîtriser l’ensemble de la chaîne de fabrication, de la fonte à la soudure, en passant par le polissage et le sertissage de pierres de grande taille. Maïssa a ainsi acquis une grande polyvalence, faisant de lui un artisan complet.

Quinn,
bijoutière américaine

Passionnée et autodidacte, Quinn découvre la bijouterie dès l’adolescence. Elle débute avec des techniques simples, en travaillant l’argent, l’étain et du verre poli par la mer. Elle utilise principalement des outils manuels : moteur suspendu, pinces, petite torche, bocfil, brussel, marteau… Rapidement, elle lance sa propre activité et vend ses créations dans son entourage. Ce qui l’anime profondément : le travail de la matière, le geste artisanal, et l’alliance entre rigueur scientifique et sensibilité artistique. Ancienne professeure de physique-chimie, elle apporte à son métier une grande précision, une méthodologie structurée et un sens aigu de l’analyse.

Carlos,
bijoutier cap-verdien

Carlos découvre la bijouterie à l’adolescence dans l’atelier du père d’un ami. Il y passe des heures à observer, essayer, recommencer, et y apprend le métier pendant cinq ans. Il se spécialise dans le travail de l’or et expérimente aussi le platine pour ses projets personnels. S’il est encore peu familiarisé avec certains outils comme le bocfil, il maîtrise bien les techniques manuelles : chalumeau, soudure, polissage, découpe… Motivé et fier de son métier, il est avide de découvrir de nouvelles pratiques et de perfectionner ses gestes. Aujourd’hui, le retour à son métier est vital pour Carlos. C’est une source d’équilibre, une véritable force qui le pousse à avancer malgré les nombreux défis de la vie.